



Le produit
Case 1888 transforme le true crime en jeu de déduction. L'utilisateur est inspecteur à Scotland Yard, en 1888. Chaque affaire se lit en quelques écrans que l'on fait défiler — la découverte, la victime, les indices — puis le récit s'arrête net sur une question : qui est le tueur ? Trois suspects, chacun avec son mobile. On accuse, et le verdict tombe avec un tampon rouge.
Les affaires sont fictionnelles, construites à partir des grands schémas criminels historiques et de l'atmosphère de leur époque. Autour de cette boucle : une série quotidienne, des ordres du jour, des grades qui montent de Recrue à Inspecteur en Chef, et des badges. L'application est bilingue français et anglais.
La direction artistique fait la moitié du produit. Toute l'interface est un dossier d'archive : papier crème vieilli, encre noire, tampons rouges, sceau de cire, numéros de référence factices. Playfair Display pour les titres façon une de journal du XIXe, Courier Prime pour tout ce qui doit ressembler à un rapport tapé à la machine.
Le défi technique
Le problème d'une application de contenu, c'est le contenu. Un catalogue d'affaires écrites à la main, en deux langues, avec une illustration chacune, s'épuise en quelques semaines — et avec lui la rétention.
On a donc construit un pipeline de production hors application : un script génère l'affaire complète en français et en anglais simultanément, produit sa couverture illustrée, et l'insère directement en base. Le catalogue s'étoffe sans production éditoriale manuelle. La partie délicate a été la génération des visuels : les filtres de modération refusent tout ce qui touche au crime, il a fallu encoder dans les instructions une liste de termes proscrits et apprendre au générateur à décrire une atmosphère plutôt qu'une scène.
Sous le capot
- Pipeline de contenu bilingue — génération du récit en français et en anglais en une passe, illustration de couverture, insertion en base. Deux formats de récit gérés : narratif classique et enquête à suspects.
- Authentification entièrement anonyme — aucun compte, aucun email. La session anonyme est réconciliée avec la ligne utilisateur, et les politiques de sécurité Postgres couvrent toutes les tables.
- Identité unifiée — un seul appel synchronise l'identifiant utilisateur entre la base, le service d'abonnement, l'analytics et l'attribution publicitaire. Ça résout le problème classique des identifiants désalignés entre facturation et mesure.
- Webhook d'abonnement — treize types d'événements gérés côté serveur, plus une récupération d'achat au démarrage pour rattraper les cas où la facturation Google Play arrive après coup.
- Framework de test A/B maison — l'événement d'exposition est émis automatiquement, condition sine qua non pour que les variantes soient comptées correctement.
- Composants d'animation sur mesure — texte à balayage lumineux caractère par caractère, compteur de série à rouleaux, ondes tactiles, le tout en Reanimated 4.
- Partage viral — l'écran de victoire est capturé en image et partagé via la feuille native, avec un lien profond qui ramène sur l'affaire.
Aller plus loin
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